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[Midi Libre] En campagne. Couderc fait son marché à Carcassonne (06.03.2010)
Le Chef de File de la Majorité Présidentielle en Languedoc-Roussillon Raymond Couderc, battait la campagne, le 6 mars dernier sur le marché de Carcassonne
Troisième volet sur le terrain, à Carcassonne, avec la tête de liste UMP- Nouveau Centre-MPF.
Le samedi matin, jour de marché à Carcassonne, c’est place Carnot qu’il faut être. Les candidats aux régionales l’ont compris. Quand Raymond Couderc remonte la rue Clémenceau, sur les coups de 11 h, ça tracte déjà dur pour Revol, pour Europe Écologie, pour Mandroux, pour Frêche, pour Jeanjean. Tout sourire, le maire socialiste Jean-Claude Perez est déjà passé. Tout sourire, le maire de Béziers, tête de liste UMP, Nouveau Centre et MPF, évite habilement ses concurrents en remontant la rue de Verdun, puis en zigzagant sur la place, guidé par les candidats audois jusqu’au café où il tiendra une conférence de presse, à l’heure du déjeuner. Pendant ce temps, 8 000 tracts sont distribués dans la ville.
Tout un art de la chasse aux voix : « Ça fait trente ans que je fais des campagnes électorales, rappelle Raymond Couderc. Il faut écouter, aller au-devant des gens. Les meetings, c’est important pour les militants. Mais le fond du problème, c’est rencontrer les gens. Il faut que quelque chose se passe entre nous. Le risque pour un élu est d’être coupé de la population. » Il martèle son credo : « Du terrain, du terrain, du terrain. » C’est grâce aux dix kilos perdus et deux paires de chaussures usées qu’il a conservé la mairie promise à Gayssot, en 2001, en arpentant la ville, dit-il. Des régionales, « c’est différent, vous ne pouvez pas serrer la main de deux millions et demi d’habitants ».
Mais les fondamentaux sont là : la main tendue, Couderc fait son marché accompagné de sa tête de liste audoise, Michel Py. Opte pour un verre de blanc au café Saillan, où se pressent ses aficionados, mais c’est à la Cité des arômes qu’on parlera un peu corrida, avant de focaliser sur le dossier « abandonné » du canal du Midi devant un ballon de rouge. Entre-temps, on a parlé chasse au Florian.
« A Carcassonne, il y a de la place », l’interpelle un militant. Un autre resserre les rangs : « Il faut du monde. » Saluer monsieur tout le monde, avec une attention pour le conseiller général du coin, le « meilleur pâtissier de la ville », et la sage-femme « qui a vu naître 4 500 bébés ». 4 500, c’est « le nombre de boîtes aux lettres qu’il y a à couvrir sur le canton de Capendu ». « Je veux voter pour quelqu’un qui m’apportera quelque chose », annonce une retraitée. En l’occurrence, un logement HLM. « Je n’aime pas la droite », se défend un autre.
Ni l’un, ni l’autre ne ralentissent le train de la campagne, qui roule en continu à une semaine du premier tour. « Du 24 / 24 h », assure Couderc, qui a démarré hier sa journée au marché de la Devèze, à Béziers, et la finira dans les tribunes du match de rugby Narbonne-Aurillac.
Sophie GUIRAUD