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[Midi Libre] Régionales Couderc sort un "carton rouge" (19.03.2010)
Utilisant ses dernières forces avant la bataille, Raymond COUDERC s'est "amusé" à jouer la rôle d'arbitre en distribuant des cartons jaunes et rouges au président de la Région, lors de son dernier meeting organisé le 18 mars dernier à Montpellier.
Raymond Couderc jette ses dernières forces dans la bataille. « Monsieur Frêche sortez du terrain ! » En adressant un carton rouge à Georges Frêche, Raymond Couderc a trouvé le truc infaillible qui pourrait lui permettre de l’emporter dimanche soir. L’artifice a plu aux quelques centaines de fidèles parmi les fidèles de la majorité présidentielle, réunis hier soir au gymnase Bessière de Montpellier, d’où l’on aurait presque pu entendre le Zénith en train, à la même heure, d’exploser pour Georges Frêche.
Pourtant Couderc n’est pas l’arbitre suprême, et ce sont bien les électeurs qui décideront de l’issue de la partie. Mais la métaphore avait pour intérêt d’expliquer qu’un match se joue jusqu’à la dernière seconde : « Nous devons nous battre et expliquer
qu’on peut changer les choses en profondeur. Six ans d’appauvrissement de la région et six ans à se faire traiter de cons, ça suffit ! Je vous appelle à la révolte… »
Ces accents de sincérité ont touché l’invité vedette, Xavier Bertrand : « Je suis fier du courage qui vous anime », a lâché le secrétaire général de l’UMP avant d’ironiser sur « les grands principes du PS qui n’ont pas duré bien longtemps. Le cynisme en politique est de leur côté. »
Bertrand s’est désolé que « votre équipe ait été privée d’un véritable premier tour à cause du débat Frêche- Aubry. Mais vous êtes les seuls à parler de la vie quotidienne et de l’avenir de la région… » Et d’ironiser encore : « Le seul train qui ait vraiment intéressé la gauche ici, c’est le train de vie du conseil régional. Ce sont des pros de l’impôt. »
Succès garanti sur les militants qui eurent droit en prime – mais pas forcément avec un enthousiasme fou – à la venue surprise d’Éric Besson. « C’est lui qui a insisté pour venir », déclarait l’entourage de Raymond Couderc. Besson, que Georges Frêche a assigné en justice dernièrement, souhaitait visiblement en découdre avec son ancien prof de fac et avec ses ex-camarades socialistes. Pour lui, la relation entre le PS et Frêche relève « du pharisianisme et de la mascarade ».
Tout à son désir de régler ses comptes, Besson a transformé le chef de file de l’UMP languedocienne en un très inattendu… Roger Couderc. Avant d’expliquer, pour se rattraper aux branches, que le seul grand chelem du week- end serait celui de l’équipe de France de rugby. Sur ce point, Frêche pourrait l’aider à ne pas avaler son chapeau…